Last report / 23 mars 2026

OrelSan à l’Arena de Genève : Une immersion monumentale dans l’univers de Yoroï

L’artiste caennais a fait escale à l’Arena de Genève ce dimanche 22 mars 2026. Entre démonstration de force visuelle et rétrospective intimiste, OrelSan a livré une performance totale devant une salle comble, confirmant son statut de pilier de la scène francophone.

Affichant complet depuis de longs mois, l’Arena de Genève a accueilli un spectacle à la hauteur des attentes. Pour cette nouvelle tournée, OrelSan a misé sur une scénographie ambitieuse, largement imprégnée de l’univers de son film Yoroï. Le public a été plongé dans une atmosphère hybride, où le folklore japonais rencontre une modernité brute, le tout porté par des jeux de lumières et des structures monumentales qui ont littéralement transfiguré l’espace scénique.

Le concert a fait la part belle aux titres de son nouvel opus, dont les sonorités, plus denses et expérimentales, ont trouvé un écho puissant en live. L’énergie déployée par l’artiste et ses musiciens n’a souffert d’aucun temps mort, maintenant une tension constante dans une Arena de Genève électrisée.

L’un des moments clés du concert restera sans doute le déplacement de l’artiste sur une plateforme isolée au milieu de la fosse pour se retrouver au contact direct du public, OrelSan a offert une séquence plus brute. Ce medley rétrospectif, balayant plus de quinze ans de carrière, a permis de mesurer l’évolution du rappeur tout en célébrant les classiques qui ont forgé sa légende.

Avec ce show millimétré, OrelSan prouve qu’il maîtrise aussi bien la démesure cinématographique que l’authenticité du rapport à ses fans. Une étape marquante de sa tournée 2026.

Pour tous ceux qui n’ont pas pu assister au concert, pas de panique! OrelSan revient cet été au Paléo Festival de Nyon et le 19 novembre 2026 pour un nouvel Arena de Genève + d’info

Photo: © Joseph Carlucci

Texte: Raphaël Dufour

Report / 15 mars 2026

Une énergie débordante dans la Halle 622 de Zurich pleine à craquer pour les Australiens d’Airbourne

Ce vendredi 13 n’avait rien d’effrayant (pour les superstitieux), mais était en revanche bien chargé en doses industrielles e rock’n’roll ! Les Australiens d’AIRBOURNE ont fait escale à Zurich dans le cadre de leur actuelle tournée européenne pour un concert à guichets fermés (environ 3 500 personnes) à la Halle 622, confirmant qu’après tant d’années de tournées interminables sur toutes les scènes les plus reculées du monde, leur popularité ne cesse de grandir, y compris chez nous.

Pour ouvrir le bal, les Britanniques d’ASOMVEL nous ont fait faire un bond dans le temps — j’avais l’impression de me retrouver à l’Hammersmith Odeon de Londres dans les années 80 ! En effet, nos compères ne cachent absolument pas leurs influences Motörhead, tant sur le plan visuel (vestes en cuir, jeans et bottes blanches) que musical, avec des salves de double grosse caisse (dans le style d’ ’Overkill’, pour ceux qui voient) et un rock’n’roll tout en sueur et en adrénaline. Belle surprise.

Le public était toutefois venu principalement pour AIRBOURNE, et le quatuor de Warrnambool monte sur scène avec une énergie débordante en dégainant d’emblée les bombes « Gutsy » et « Fat City ». Le frontman Joel O’Keeffe ne s’arrête pas une seconde, courant d’un bout à l’autre de la scène et faisant du headbanging comme un forcené, galvanisant le public et se donnant sans compter ! Pendant « Raise the Flag », comme à son habitude, Joel monte sur les épaules d’un roadie pour jouer au milieu de la foule et en fin ce fracasser une canette de bière sur la tête — douche comprise ! Le concert se poursuivra sans la moindre baisse de régime jusqu’aux titres finaux « Ready to Rock », repris en chœur par le public, et « Runnin’ Wild », qui concluent un concert électrique et adrénalinique ! Il n’y a décidément pas de meilleure façon de commencer le week-end qu’avec une bonne dose de rock’n’roll, et AIRBOURNE en a assurément proposé en quantités massives !

Texte et photos: © Andy Gaggioli